Du champ à l’assiette

La pomme de terre sous haute surveillance

La pomme de terre fait l’objet de beaucoup d’attentions pour répondre aux attentes des consommateurs. Qualité, santé et respect de l’environnement sont l’objet de recherches. Des techniques de production adaptées sont mises à la disposition des professionnels de la filière.

La qualité

La filière et le CNIPT (Comité National Interprofessionnel de la Pomme de Terre) ont mis en place divers outils afin d’optimiser et garantir la qualité des tubercules dans les différentes étapes de la vie de la pomme de terre.

La norme AFNOR NF V 25-111 définit l’ensemble des éléments de la démarche et de l’itinéraire de production de la pomme de terre de conservation, de l’implantation au stockage, avant conditionnement, dans une optique de respect de l’environnement, de compétitivité de la production et de maîtrise des caractéristiques technologiques et sanitaires du produit. Ces éléments sont compatibles avec les objectifs de l’agriculture raisonnée et peuvent être considérés comme la spécialisation Pommes de terre du référentiel GlobalGap.

La norme AFNOR NF V 25-112 décrit une méthodologie à suivre pour l’évaluation des caractéristiques d’un lot de pommes de terre, et les dispositions nécessaires à son agréage.

Le référentiel de Bonnes pratiques de conditionnement des pommes de terre définit l’ensemble des exigences depuis l’étape de réception jusqu’à l’expédition des produits conditionnés, sur les aspects qualité, hygiène, sécurité, social et environnemental d’un centre de conditionnement.

En outre, des évaluations sont effectuées chaque année dans les points de vente pour vérifier le respect de la réglementation existante en faveur de la qualité. Par exemple le calibrage des pommes de terre et les défauts, ainsi que l’étiquetage et l’information des consommateurs, sont particulièrement suivis.

La surveillance sanitaire

Un plan de surveillance particulier s’applique aux normes sanitaires. Des prélèvements sont réalisés pour vérifier que les résidus de nitrates, de produits de traitement et autres molécules, sont dans les tolérances admises par la réglementation.

Cette surveillance vérifie la maîtrise de la filière sur l’utilisation des produits phytosanitaires pour la culture de la pomme de terre.

L’environnement

La préservation de l’environnement reste une préoccupation importante pour tous. Depuis des années des réglementations viennent renforcer la protection du milieu naturel.

Pour favoriser son développement, la pomme de terre a besoin d’apports en nitrate, phosphore et potassium. Le phosphore et le nitrate sont, en France, les causes principales de la dégradation du milieu aquatique que l’on appelle eutrophisation. Si un excès de phosphore, nitrate ou potassium peut avoir des conséquences négatives sur l’environnement, un manque de ces éléments a des répercussions sur la qualité et la production des pommes de terre. C’est pourquoi il est important de maîtriser les quantités.

Pour apporter à la pomme de terre les éléments minéraux essentiels à sa croissance, il faut la fertiliser. On utilise la fertilisation azotée qui consiste à fournir à la plante une quantité nécessaire d’azote. Cet azote, qui provient des résidus de récoltes précédentes, est transformé en nitrate. Ce phénomène est appelé minéralisation. Le nitrate constitue le principal « aliment » de la plante de pomme de terre, mais en trop grande quantité dans le végétal il devient néfaste pour la santé.