Chiffres-clés

Découvrez la filière
pomme de terre en chiffres

Selon la destination des productions, on distingue plusieurs filières pommes de terre en France :

  • la filière consommation (pommes de terre destinées au marché du frais, conservation et primeur, et au marché de la transformation),
  • la filière fécule (pommes de terre destinées à l’industrie papetière, l’agro-alimentaire, les matériaux, le textile…),
  • la filière plants (pommes de terre destinées à de nouvelles plantations).
Les données ci-dessous concernent la filière consommation.

La production française

La production française de pommes de terre pour la consommation est de 5 à 6 millions de tonnes selon les années. La France se situe au second rang de l’Europe de l’Ouest, derrière l’Allemagne. Les surfaces ont nettement diminué dans les années 2000, mais en parallèle les rendements se sont améliorés. La culture de la pomme de terre représente aujourd’hui 126.000 ha, répartis sur 8.000 exploitations agricoles professionnelles.

Les pommes de terre primeurs représentent quant à elles une production supplémentaire estimée, selon les années, entre 40.000 et 60.000 tonnes. Les surfaces plantées ont très fortement diminué en 20 ans.

Les régions de production

Les pommes de terre se plaisent dans les régions tempérées et humides, et ont besoin de grands espaces. En France, leur production est concentrée au Nord de la Loire, et en particulier dans la région des Hauts-de-France qui représente à elle seule, les deux-tiers de la production nationale. D’autres régions, telles qu’une partie de la région Grand-Est, de la région Centre-Val-de-Loire et de la Normandie, sont également d’importantes régions de production spécialisées.

Certaines régions, comme les Hauts-de-France, produisent aussi bien pour le marché du frais que pour la transformation. D’autres, comme la Champagne et la Beauce, sont davantage spécialisées dans la production pour le marché du frais.

Quant aux pommes de terre primeurs, elles sont produites dans des régions différentes, ayant besoin de conditions climatiques plus favorables à une culture précoce.

Les débouchés

L’export

La production française dépasse largement nos frontières : avec 2,3 millions de tonnes exportées en moyenne chaque année, la France est le 1er exportateur mondial de pommes de terre. La qualité, la diversité et la segmentation de l’offre ont permis de conquérir des parts de marché, historiquement vers nos proches voisins européens et plus récemment vers des destinations plus lointaines (grand export). Sur le marché du frais, les pommes de terre sont exportées principalement vers l’Europe du Sud (Espagne, Italie, Portugal), le Royaume-Uni et l’Allemagne. La Belgique et les Pays-Bas sont des pays clients pour leurs industries de transformation.

Les autres débouchés

Le reste de la production correspond à des pommes de terre destinées à l’alimentation animale, à des pertes et à l’autoconsommation par les agriculteurs.

Le marché français de la transformation

Les industries de transformation absorbent 20% de la production française. Les deux-tiers des tonnages utilisés en transformation servent pour la fabrication de frites surgelées et de purées en flocons.

Le marché français du frais

Le marché français du frais est largement auto-suffisant. Il représente environ un cinquième de la production française, en très grande majorité pour une consommation à domicile. 80% des pommes de terre sont achetées en grande distribution (hypermarchés, supermarchés, hard discount).

La consommation
De 1950 à nos jours

Il est loin, le temps de M. Parmentier, où la pomme de terre était boudée par les Français ! Après la Seconde Guerre Mondiale, elle a fait partie de produits de première nécessité dont la production et le commerce étaient encouragés par l’Etat. Elle était alors très consommée, dans toutes les régions. La consommation a ensuite progressivement diminué, au fur et à mesure que d’autres produits alimentaires étaient disponibles et que les revenus des Français augmentaient. La consommation, exclusivement en produits frais dans le passé, s’est répartie entre le frais et le transformé, avec l’arrivée de la purée Mousseline dans les années 60 puis des frites surgelées dans les années 80.

Dans le même temps, la production a beaucoup évolué : des efforts importants ont été réalisés sur la qualité et la présentation des produits. Aux côtés des pommes de terre terreuses, vendues en sacs de 25kg, sont apparues dans les années 1990 des variétés à « chair ferme ». Plus gastronomiques et se prêtant à de nouveaux modes de préparation plus gustatifs et plus diététiques, leurs noms sont bien connus : Charlotte, Belle de Fontenay, Amandine, Ratte, Pompadour, Roseval, Chérie,... Pour aider les consommateurs dans leur choix, une segmentation par les usages culinaires est mise en place. La qualité progresse sur le plan gustatif, en présentation, avec des pommes de terre lavées dans des emballages de moins en moins lourds. La culture s’améliore avec de nouvelles pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

Aujourd’hui, malgré une consommation moins importante qu’il y a 50 ans, la pomme de terre reste un produit incontournable dans l’alimentation des Français ! Ils en consomment environ 50kg chaque année, dont environ 20 à 25 kg en frais (achats, production des jardins, restauration).

La consommation de pommes de terre transformées est surtout répandue dans la restauration, tandis que les consommateurs privilégient la pomme de terre fraîche à domicile.

Le légume
préféré des Français

Cuisinée par le plus grand nombre et très régulièrement, la pomme de terre est le légume préféré des Français ! C’est un produit de consommation courante, que l’on a toujours chez soi, que l’on achète par réflexe au moment de faire ses courses. Produit du quotidien, la pomme de terre séduit par sa simplicité d’utilisation et la diversité des recettes qu’elle permet de réaliser. Indémodable et intemporelle, bénéfique, universelle, surprenante, versatile… la pomme de terre n’a de limite que l’imagination !